Pendant ma recherche, j'ai été sollicité par un recruteur qui insistait pour me placer auprès d'une banque belgo-hollandaise récemment reprise en main par l'état en attendant une éventuelle revente (pour des raisons évidentes de confidentialité, appelons-la Bîîîp).
Personnellement, je cherchais une position moins instable que la banque Tûûût (que la crise n'a pas arrangée), une certaine ambiance de travail, un salaire décent et une perspective pour au moins les deux prochaines années. Avec mon objectif bien en tête, je sentais immédiatement les propositions qui ne convenaient pas et je les refusais d'un "non" placide et souriant qui suffisait à finir la conversation.
Jusqu'à ce que je tombe sur l'autre avec son costume griffé mais trop grand, ses cheveux gominés, ses restes d'acné, et ses manières de celui qui a tout compris. Il m'a attiré dans un entretien pour un poste-poubelle à la banque Bîîîp. Mon premier "non" n'a pas suffi. Le bonhomme a insisté avec des arguments de plus en plus retors, malgré mes "nons" répétés et mes nombreux signes de départ (commencer à se lever, dire "et bien je vaiiiiiiiiiis...", toussoter, raaah l'enfer).
La conversation a vraiment viré bizarre. J'imagine que c'est ce qu'on obtient face à un intermédiaire uniquement intéressé par le pourcentage sur la transaction et qui se croit assez malin pour le cacher.






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