Le voilà donc, ce grand méchant.
Si j'ai pu accepter l'hôtel-de-charme-sans-charme, l'absence de WiFi et la pluie battante, c'est bien lui qui a fait dérailler mon désir de Prague.
D'abord, il était en travaux (les Hommes en Noir ont encore frappé), mais en plus il était couvert de monde. Du matin au soir. La seule différence était la densité du flux, parfois telle qu'on faisait du sur-place.
La grande tromperie vient des représentations du pont. En cartes postales, en aquarelles, dans les guides, il est toujours magnifiquement dégagé. La brume le rend fantômatique. Le soleil dessine des ombres sur les sculptures majestueuses. Le gel le fait briller comme par magie.
Et bien non: à tout moment, il est aussi beau et agréable à traverser que la rue Neuve un samedi.
Nous l'avons emprunté tous les jours.
Nous avons même suivi les guides qui disaient que le soir, à la lumière des lampadaires quand la foule est partie... Et bien même pas.
En m'intéressant quand même un peu aux 75 statues, j'ai été frappé par la violence qui s'en dégageait. Tout n'y est qu'assassinat, souffrance et torture... Ca n'empêche pas qu'on s'y bouscule comme au premier jour des soldes.





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