Contrairement à mes précédents voyages, je n'avais aucune idée de l'endroit où j'allais dormir pendant ce week-end d'anniversaire. J'imaginais bien quelque chose dans la lignée de nos hôtels précédents (un concept fort, du charme, de quoi nous ravir les yeux et nous servir de décor pour nos séances photo). Miauw Suites a comblé mes attentes.
Pourtant, je ne l'ai pas découvert de la meilleure humeur. Notre train est arrivé avec plus d'une heure de retard; le tram qui devait nous y emmener nous est passé sous le nez; et le taxi que nous avons pris en dernier recours nous a coûté 15€ pour 2 kilomètres après un vrai rodéo dans les sens uniques d'Amsterdam. Pour donner une idée, nous avons fini la course par une marche arrière de 100 mètres. Seul avantage, le chauffeur nous a mené à la bonne adresse. Dieu sait ce qui serait arrivé si nous avions suivi à pied le plan de celle que j'aime qui ne pointait pas du tout la bonne adresse.
C'est vers minuit, épuisé, en rogne et assomé par le potin festif du quartier des 9 rues que j'ai suivi la propriétaire pour un tour rapide des lieux. Après quelques photos en pilote automatique (portraits de celle que j'aime en train de prendre son auto-portrait), je me suis laissé tomber dans le lit le plus confortable du monde pour une nuit ininterrompue. Je n'ai profité du décor que le lendemain matin.
Miauw Suites est moins un hôtel qu'un bed and breakfast, sans breakfast. Il n'y a pas de réception, on reçoit les clés, on entre et on sort à toute heure.
Le rez de chaussée (vide au moment de notre séjour) peut aussi bien servir de galerie que de magasin. Les paliers sont décorés de meubles vintages. Partout, des livres d'arts sont empilés. Elément récurrent de notre relation amoureuse, un livre d'Araki nous a fait un clin d'oeil.
Comme au Mama Shelter, chaque chambre est équipée d'un iMac multifonction pour Internet, la télévision, la radio, les DVD. Ce sont des gens très bien aux Miauw Suites. Si, si, vraiment.
Celle que j'aime avait réservé une chambre différente par nuit:
- La White Room
Coup de foudre immédiat: des murs blancs; des moulures; tout a un sacré cachet. Les grandes fenêtres offrent une vue imprenable sur le Keizersgracht. L'inverse est aussi vrai: retirer son slip sans fermer les rideaux est un pur acte d'exhibitionnisme. J'aimais beaucoup l'agencement de la salle de bain super étroite, j'ai tout de même mis du temps à me faire à l'idée de passer sous la douche pour rejoindre les toilettes.
- La Black Room
Notez bien l'acte manqué: il n'y a pas de photo de cette chambre. Trop étroite, bizarrement agencée, peu éclairée, elle s'est révélée nettement moins photogénique. Cela dit, en ce qui concerne son utilisation première - dormir, donc - elle n'avait rien à envier à la White Room, le lit était aussi délicieusement confortable.
Pour voir chaque photo en taille écran, c'est par ici.










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