Je me demandais bien ce que pouvait contenir ce tome 3 de Lady Snowblood
. Yuki était supposée mourir à la fin du tome 2, noyée dans l'océan furieux après avoir accompli la vengeance de sa mère.
Prequel? Chapitres délaissés lors des publications précédentes? Non. Il s'agit bien d'un retour. Yuki a survécu et a trouvé une nouvelle raison de trancher les gorges: la promotion de la gymnastique suédoise.
Remettez-vous. J'ai eu du mal aussi.
Si on fait abstraction des répliques tartignoles* et des perpétuels déshabillages du Yuki pour montrer les résultats de la gymnastique suédoise sur son corps, on comprend que ce prétexte s'inscrit dans la continuité historiques des tomes précédents. On évolue dans un Japon modernisé de force par les Occidentaux, un choc culturel sur lequel se développent de sanglantes luttes de pouvoir. Il n'empêche, c'est vraiment trop couillon pour fonctionner convenablement.
On peut déceler la patte de l'éditeur original (Playboy Weekly) dans la diminution de l'intérêt pour l'histoire alors que le cocktail habituel de nudité et de violence est relevé par du sadisme trash. On sent aussi la lassitude du scénariste Kazuo Koike
qui ne sait plus trop comment rallonger la sauce autrement qu'en multipliant les massacres.
* "Dites-lui que moi, Gen. Ishirô Kawase, je suis mort au nom de la gymnastique au Japon et que mon esprit veillera toujours sur vous et priera pour votre réussite."
















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