« août 2007 | Accueil | octobre 2007 »

septembre 2007 notes

28 septembre 2007

Les choses importantes de la vie

Tous les jours, l'Irak a son lot de morts. On menace l'Iran de guerre. La Birmanie gaze ses manifestants. On s'entretue au Darfour. La planète se réchauffe irrémédiablement.

Heureusement, des jeunes embrassent des causes importantes et font partager leur douleur sur Internet en quête de soutien.

Comme celui-ci.

Time warp

Voilà, j'ai commencé à bloguer mon journal de voyage. Pour coller à la chronologie, les posts sont datés du jour des évènements racontés. Ils ne figurent donc pas sur la page d'accueil. Un mini-time warp sur ce blog s'impose.

La publication devrait se faire au rythme d'un post par jour. Pour tomber directement sur eux, vous pouvez:

  • passer par la page principale et choisir la catégorie "voyage au Japon";
  • ou cliquer directement sur ce lien.

Bonne lecture!

Dscn5750
Un des nombreux temples qui cohabitent avec les magasins dans une galerie commerçante de Kyoto.

27 septembre 2007

Quizz nippon

A proximité des tous les temples du Japon, on retrouve des échoppes vendant toutes sortes de breloques brillantes et bling-bling. Près du Taishakuten de Shibamata, l'une d'elle - le seul endroit où nous en avons trouvé - vend ces étranges gris-gris à la forme évocatrice, la dorure divine en plus. Si quelqu'un peut me dire ce qu'ils signifient...

Dscn5458

Retour sur le journal de voyage

Dscn6375Bon là c'est sûr, je suis bien à Bruxelles.

Complètement jet lag, je me suis réveillé à 03.30 et je me suis rendormi péniblement pour me réveiller à nouveau à 07.00. Je rampe hors du lit pour allumer mon ordinateur et remplir la première heure du matin au lieu de végéter. Je n'en reviens pas: celle que j'aime m'interpelle sur msn. Elle est déjà debout, aussi déréglée que moi, mais semble-t-il un peu plus en forme.

J'ai mal dormi. Bruxelles n'est pas Tokyo: pendant deux semaines, je me suis pris du 30° saturé d'humidité en permanence et je me réfugiais dans tous les locaux climatisés possibles. Ici, il fait 10° dehors comme dedans (satané bulex) et une drache grise salope les trottoirs. Je me suis réveillé avec une douleur insupportable à la cheville et dans la nuque, conséquence habituelle du moindre changement de température. Avec 20° de différence, je vous laisse imaginer.

L'ironie veut que je dorme sur un futon sur tatamis, exactement comme à Tokyo. Une familiarité trompeuse qui m'a fait souvent agripper le vide là où je cherchais le corps de celle que j'aime que j'ai enlacé pendant deux semaines. Ses formes, sa chaleur, sa chevelure me manquent.

J'ai commencé à travailler les 833 photos et 40 vidéos. Les classer par dates, lieux, personnes et thèmes à aborder dans les post à venir. J'ai progressé jusqu'au 18 septembre, soit la moitié du voyage, ce qui me permet de me lancer dans la production des textes et albums tant que je suis encore dans le mood, sans subir l'érosion qu'amènerait l'achèvement préalable de ce dépouillement de longue haleine.

J'ai craint de devoir beaucoup reposer sur ma mémoire pour resituer les choses. C'est là que je me suis rendu compte de la véritable utilité de mon journal de voyage - mon tout premier. En rédigeant les comptes-rendus chaque jour, je n'étais jamais satisfait: anecdotes triviales, aucune valeur littéraire et descriptions très schématiques, même mon écriture pattes-de-mouche me déplaisait. Mais la relecture combinée au passage en revue des photos m'a donné une très bonne reconstitution de chaque journée, qui dépasse parfois en force le souvenir que j'en avais.

Martine

Les héroïnes de mon enfance ne sont plus ce qu'elles étaient.

Merci Olive!

26 septembre 2007

Premier débriefing

Voilà, la valise est vide.

Le linge a été séparé en deux catégories: "à laver" et "à repasser", parce que même propres, les vêtements ont pris de sacrés plis dans la Samsonite bourrée massacre. Tout le shopping a été rassemblé pour une photo de groupe, avant le rangement définitif qui s'annonce long. Les documents (plans, cartes, tickets, etc...) forment un vilain tas qui sera soit collé dans le journal, soit conservé à part, soit tout simplement jeté si le démon du fétichisme parvient à me lâcher.

Les photos sont déjà rangées dans iPhoto et backupées sur DVD. J'ai pris une petite heure peinard pour  redresser les verticales et les séparer par jour grâce aux dossiers intelligents. J'ai aussi déjà imaginé un classement et un flux de traitement pour gérer facilement ce millier de photos qui alimenteront pas moins de quatre blogs dans un délai que je souhaite court.

Pour le retour à la maison, les choses reprennent lentement. Première inspection de mon courrier au retour: rien, si ce n'est des pubs, ou mes premiers relevés de carte de crédit. Mails: rien d'intéressant. Google Reader m'attend avec plus d'un millier d'entrées. Je reste en mode survie jusque demain et j'attaquerai les courses et la lessive.

Tout prend du temps parce que dès que je regarde une photo, ou une babiole japonaise, une vague de souvenirs proches m'envahit, et je m'arrête pour revivre certaines moments clés du voyage. Les souvenirs sont très vivaces, les pauses sont longues...

Monsieur Tout-le-Monde est de retour...

... et il est content.

34 kilos de bagage, des dizaines de page de journal, 1,75 GB de photos et de vidéos, des tas de gadgets (je ne me souviens même pas en avoir acheté certains), tout un stock de brols ramenés du musée Ghibli que je vais disperser à regret parmi ma famille et mes proches et un coeur gros comme ça plein d'amour.

Attendez vous à du blogging en masse dans les jours à venir: je suis toujours en congé jusqu'à la semaine prochaine. Il faut bien ça pour me remettre d'un jet-lag pas piqué des vers et reprendre mes marques dans une Belgique qui ne m'a jamais semblé aussi bizarre que depuis que je l'ai observée depuis le Japon.

Stay tuned!

25 septembre 2007

Yokohama

La journée à Yokohama s'annonçait mal. La ville immense s'étendait sous un ciel menaçant. Comme Odaïba, cette ville parfaite a quelque chose d'inhumain. Du béton, du verre, du marbre. Des magasins, des showrooms.

Dscn6299 Dscn6295
Landmark Tower
une perfection inhumaine

Premier arrêt dans une librairie internationale. Pour le gag, je cherche un guide de la Belgique en Japonais. Introuvable. Je dois me rabattre sur un guide du Benelux, dont la partie belge semble très complète: je me fie uniquement aux photos, nombreuses et évocatrices, qui montrent des endroits à Bruxelles dont j'ignorais même l'existence.

Le Hard Rock Cafe est sympa, mais vide à l'heure où nous arrivons. Achat d'un nouveau T-shirt et discussion rapide en Anglais avec la vendeuse francophile. Petit bémol car je ne trouve pas de sweat à capuche. Le seul qui me plait est... pour fille.

Nous marchons le long de la Landmark Tower et de ses trois soeurs cadettes. Du joli béton gris projeté dans un ciel gris.

Dscn6344

La visite de Chukagai (Chinatown) est une agréable déception. On trouve un seul magasin de vaisselle; partout ailleurs, des restaurants (dont on se demande du coup où ils se fournissent en assiettes). Nous marchons dans un monde fou sous les lampions. Le dépaysement opère, même si nos velléités de shopping sont toutes déçues.

Fscn6302 Fscn6313
l'entrée de Chukagai
(Chinatown)

des néons, des lampions,
comme dans les films

Pause dans un improbable magasin où s'entassent des jouets des 30 dernières années dont je n'imaginais même pas qu'on les trouverait ici: des collectors Star Wars première édition (je reconnais les emballages de mon enfance), ET, etc... Celle que j'aime pointe aussi des Blythes, mais elles sont hors de prix.

Arrêt au temple dédié au commerce, rutilant et vulgaire, mais aussi dépaysant que le reste. Nous visitons  l'hypermarché chinois où rien n'est utile mais où tout attire le regard. Sur trois étages, nous sommes entourés de pandas de toutes les tailles et de toutes les formes.

De retour à la Landmark Tower, nous faisons une visite maussade du mini parc d'attractions à ses pieds. La grande roue, une des plus grandes du monde, ne nous attire pas. Le grand-huit, malgré son passage sous le niveau de l'eau, ne nous séduit pas plus. Il tourne à vide. Il pleut.

Dscn6325 Fscn6342
la grand-roue
le grand-huit

Parapluie en bataille, nous obliquons vers le port - le plus grand du monde - tellement étendu que nous ne voyons qu'un horizon plat sous le ciel gris.

Dscn6345

Dernière tentative de shopping chez Uniclo: je trouve un sweat à capuche basique mais impeccable.

Le soir tombe. Nous atteignons notre dernière étape: le panorama en haut de la Landmark Tower. Et Yokohama qui m'avait semblé si triste et oppressante le jour prend toute sa beauté la nuit: routes éclairées, néons, immeubles, stades... Sous nos pieds, la mégalopole futuriste s'étend à l'infini. Nous sommes dans  Ghost in the Shell. Le spleen persistant de la journée disparait devant l'immensité de ce spectacle incroyable.

Dscn6349

Nous nous attablons dans une cage de verre pour boire un dernier verre. Les reflets des gens et de la ville se démultiplient autour de nous comme des fantômes. Une improbable musique romantique hollywoodienne rend l'ambiance encore plus étrange. Nous sommes dans un film hors du temps.

Nous avons parlé du voyage, de nous, des plus et des moins. Je considérais le voyage comme un test pour nous deux. J'ai avoué avoir préparé 4 scénarios-catastrophe pour les accrochages les plus prévisibles, et en avoir utilisé 2.

Je peux dire qu'à cet instant précis, j'étais totalement amoureux. Ce n'était pas une ivresse insouciante, mais un sentiment grave et profond qui me prenait tout le corps. Je découvrais la force nécessaire pour le vivre au quotidien.

Tout était dit. J'ai le blues.

Retour longuet au Ryokan. Sur place nous filons au resto à sushis d'hier et nous profitons du repas. Celle que j'aime participe avec des sushis au poisson cuit et au tempura. Je me gave de thon rouge et je me fais peur avec du poulpe cru (délicieux en fait).

Dscn6354 Dscn6357
ça fait peur mais
c'est délicieux

comptez les assiettes
et vous aurez le prix

La soirée se termine dans la préparation des valises. Le poids est un vrai souci. Celle que j'aime stresse. Nous envisageons déjà d'abandonner des choses ("avons-nous tant besoin de mangas de cul?"). Mais comme la décision ne tombera que demain lorsque les valises seront pesées, nous finissons par en rire.

Pas de pause journal avant d'aller dormir. Le rangement des valises m'a un peu pris la tête. J'écris cette page dans l'avion alors que nous survolons la Russie.

23 septembre 2007

Mitaka - Harajuku - Ikebukuro

Mitaka

Le musée Ghibli était une des raisons de ce voyage. Il a dépassé de loin mes espérances. Certainement le plus bel endroit dédié à la création cinématographique, toutes catégories confondues.

Après un long voyage en bus et en métro, nous arrivons dans le quartier de Mitaka. A la sortie de la station, nous laissons la navette (un minibus orange couvert des silhouettes blanches des personnages du studio Ghibli) pour nous rendre au musée à pied. Nous longeons un canal bordé d'arbres. L'automne a commencé depuis deux jours, nous commençons à le sentir. La température a brusquement chuté et le ciel grisouille tristement.

A l'entrée nous sommes accueillis pas un Totoro géant gardant une guérite. Les visites sont planifiées, notre tour commence à 1130. L'endroit est magnifique. Plusieurs blocs irréguliers composent le bâtiment principal, une verdure faussement sauvage recouvre toit, murs et escaliers. Boiseries, ferrures et meubles évoquent le début du vingtième siècle, idéalisé par des couleurs vives.

Dscn6219 Fscn6234 Fscn6230

Le premier étage est consacré aux bases de l'animation. Des panoramas expliquent la profondeur de l'image, alors que plusieurs zoetropes (à miroir, à transparence, en 3D) exposent la décomposition du mouvement. Très peu d'explications didactiques mais on sent la technique par l'émerveillement du regard. Toutes les scènes reprennent des personnages du studio. Moi qui suis un rat de cinémathèque - j'ai joué avec les mêmes appareils pendant des années en attendant le début des séances au Musée du Cinéma - je suis submergé par la magie de la (re-)découverte. Le zoetrope 3D consacré à Totoro m'achève et fait monter les larmes dans mes yeux.

Nous assistons ensuite à la projection d'un court métrage, spécialement produit pour le musée. Histoire simple (une fillette part à la recherche de son chiot perdu) et animation sommaire. Cela suffit: la qualité des films Ghibli tient avant tout dans le sens de l'observation et le rendu du temps. Pendant que nous faisons la file, l'ouvreuse s'émerveille devant Regis, notre peluche. Je lui donne son nom à la japonaise ("re-djis-su"). Elle me répond "kawai".

Trois pièces du deuxième étage évoquent les étapes de la fabrication d'un film: recherche, conception visuelle, animation des personnages et tournage. Chaque pièce est un fouillis indescriptible: livres et croquis et objets s'empilent alors que plusieurs maquettes pendent du plafond. On peut toucher et consulter. Chacun y fait la visite qu'il veut. Là non plus, pas ou peu d'explications mais l'organisation (exemple parfait de faux désordre) fait entrer les notions par le plaisir de l'exploration.

Moment incongru: deux pièces reproduisent la cabane des ours de Boucle d'Or. Heu, qu'est-ce que ça fout là? Il n'y a effectivement pas plus d'explication qu'ailleurs.

Nous passons près du chat-bus géant en peluche où les petits enfants se défoulent. A ma grande tristesse, je NE peux PAS les rejoindre. Pour une raison obscure, c'est interdit au-delà d'un certain âge. Un préposé a la tâche unique de ramasser poils et peluches qui s'accumulent sur le chat-bus. Toute la journée, il ne fait rien d'autre que frotter frénétiquement avec une brosse adhésive, sans faire attention aux marmots qui l'entourent.

Passage obligé à la boutique. Et là, constat d'horreur: alors que nous avons croisé plein de goodies Ghibli le long de tout le voyage que nous avons laissé passer pensant les acheter ici, nous n'en trouvons aucune. Non pas que la boutique ne soit pas bien fournie, il y a un choix très étendu. Mais j'ai tout de même un pincement au coeur de revenir sans le miroir Gigi ou sans la toupie Totoro. Nous remplissons deux sacs de peluches diverses et de ticheurtes. J'achète le catalogue du musée qui rend très bien l'ambiance enchanteresse du lieu.

Dscn6228 La faim nous tenaille, mais nous ne sommes pas seuls. Une immense file attend patiemment devant l'entrée du Straw Hat Café. Sur la porte une pancarte: "le restaurant est plein, veuillez faire la file". Je regarde par la fenêtre: il n'a pas l'air plein du tout, toutes les tables sont occupées oui, mais il y en a peu, et pas mal de chaises sont vides. Comme pour tout, nous faisons la file. Celle-ci avance lentement mais régulièrement. Quelques livres et le menu nous aident à patienter. Une fois installé, je comprends ce qu'ils appellent "plein". En fait le resto n'est pas seulement un endroit où manger. C'est un lieu de paix où l'ambiance a autant d'importance. Dans un Japon surpeuplé, l'espace et le calme sont un véritable luxe. Nous nous amusons à prendre quelques photos de Regis. Dscn6247Celle que j'aime prend un tajine (un peu décevant) pendant que je m'empiffre d'un sandwich au porc pané. Elle se rattrape sur un immense morceau de gâteau à la fraise. Lorsque nous nous préparons à partir une serveuse me demande en anglais d'où nous venons. Je réponds, en simplifiant, "de France". Son visage s'éclaire et elle me répond en Français qu'elle adore. Je la félicite pour son Français impeccable et je la remercie en Japonais hésitant.

Harajuku

L'après-musée s'est révélé dangereux: la foule du dimanche était de sortie et l'orage menaçait. Notre troisième passage à Harajuku nous a permis de harponner quelques lolitas goth supplémentaires. Il y avait toujours plus de photographes occidentaux que de lolitas, ce qui donnait une impression de freak show.

Dscn6257 Dscn6259Dscn6262
Dscn6265 Dscn6266
Dscn6264

Une quête ultime doit être menée: trouver un cadeau pour le neveu de celle que j'aime. Le dernier passage à Kiddy Land n'a rien donné. Ni pour elle, ni pour moi (je cherchais une figurine de Major Motoko convenable, mais il n'y avait que celle en tenue de plongée plutôt bof). Frustration + monde fou: ça sent la crise.

J'ai réussi à persuader celle que j'aime de rentrer au ryokan. La tension est contrôlée par un mélange de silence et d'initiative. Nous nous arrêtons à Seibu, où nous trouvons enfin le cadeau de celle que j'aime. Un Totoro (pourquoi chercher les complications, après tout) qui sera complété par le DVD du film. Achat d'un seul repas du soir et des billets du narita express pour après-demain.

Pour la première fois, je sens que le voyage s'étire. Nous sommes épuisés.

Ikebukuro

Nous testons la baignoire "traditionnelle" du ryokan. Celle-ci reste remplie toute la journée et est partagée par tout le monde. On garde l'eau chaude sans la changer (rappel, le bain japonais est destiné à se relaxer, et non à se laver; on se douche avant de pénétrer dedans). C'est minuscule et peu commode mais nous en profitons tout de même pour faire quelques cochonneries.

Le repas du soir se fait en deux temps. J'ai envie de manger des sushis mais celle que j'aime ne veut même pas tenter le coup: le poisson cru, ça ne passe pas. Elle mange d'abord son bento dans la salle commune (j'en profite pour finir mes cartes postales), puis nous nous rendons dans un bar à sushis proche, choisi pour la présence d'un fameux tapis roulant.

La nourriture est impec mais le plaisir est tempéré par le malaise de celle que j'aime qui bloque une place sans manger elle-même. Elle montre des signes d'impatience. Finalement elle découvre qu'il y a des sushis avec poissons cuits et tempura. Ce qui nous permettrait de renouveler l'expérience demain, ensemble.

22 septembre 2007

Odaiba

Journée à Odaiba avec ses big ups et ses mini downs.

Odaiba est un paradis ou un enfer selon l'angle de vision. Ile artificielle en bordure de Tokyo, elle abrite presque uniquement des commerces, des attractions et des bureaux. Elle ressemble à une projection de manga avec ses immeubles de verre, ses routes, ses viaducs organisés en carrés parfaits. Le peu de végétation est entièrement contrôlé. Il y a quelque chose d'inhumain dans cette perfection.

On l'atteint en empruntant le Rainbow Bridge, immense pont qui rivalise avec le Golden Gate de San Francisco. Nous le traversons en monorail avec le plaisir enfantin de découvrir progressivement l'immensité du décor futuriste.

Dscn6141
Le Fuji Network Building vu depuis le monorail

Premier arrêt: Sega Joypolis, parc d'attraction en intérieur (il abrite quand même des montagnes russes...) bourré de jeux vidéos.

Je choisis House of the Dead 4 (avec invasion de zombis et grosses pétoires), alors que celle que j'aime prend le Sky Cruising (que nous prenons pour un simple ride dans les airs).

L'attente n'est pas longue, mais le personnel prend beaucoup de temps à expliquer le fonctionnement du jeu et les règles de sécurité. Pour HOTD4, nous nous retrouvons sur un siège pivotant et entourés d'écrans: les zombies attaquent de toute part, et ballotés par le mouvement du siège, nous nous défendons au flingue et à la grenade. Clairement nous ne sommes pas doués: seulement 38% du parcours, mais on nous attribue aussi 56% d'amour (censé représenter j'imagine notre coordination).

J'ai été très surpris de beaucoup plus apprécier le Sky Cruising, en fait un vrai jeu et non un ride. Le rituel des explications est mémorable: l'employé nous mime le pilotage et... un bon vomissement pour montrer l'emplacement du bouton-panique. Les 3 minutes de vol sont ébouriffantes. Alors que j'essaie de piloter tant bien que mal, celle que j'aime rit, hurle, tend jambes et bras. Rien qu'à la voir s'amuser comme ça, je suis amoureux fou d'elle.

Fscn6164
La Statue de la Liberté de Tokyo, devant le Rainbow Bridge

Dscn6146 Nous ressortons pour une virée shopping de breloques rigolotes. Puis nous nous arrêtons au Big Chief du coin (une chaine, donc...). J'insiste pour la terrasse: j'adore le son particulier de la mer. C'est très étrange: on entend le léger vrombissement des bateaux et voitures alentours, mais pas une seule mouette. Nous discutons de la déglingue sexuelle de nos relations précédentes respectives.

Dscn6162 Le Fuji Network Building était au programme. Il suffisait de le contourner: impressionnante architecture, avec cette sphère suspendue dans la structure générale du bâtiment.

Nous reprenons le monorail pour atteindre la grande roue, une des plus grandes du monde parait-il. Nous la voyons à l'horizon avec une pointe d'inquiétude. Elle ne tourne pas. Encore la malédiction du Dieu Renard? En fait, elle tourne mais lentement.

Fscn6191 Le grand tour s'est déroulé coquinement, même si je n'étais pas très vigoureux (l'altitude, l'inclinaison, que sais-je). après quelques calins nous avons pris quelques photos sur le vif.

Dernière étape de la visite de l'île, l'onsen, est une mini déception. Celle que j'aime se demande s'il y avait une étiquette difficile à suivre. Moi je me demande surtout si l'établissement est mixte: l'idée de se séparer pour crapahuter dans des sources d'eau chaude différentes ne m'enchante guère. A l'entrée nous découvrons qu'une seule partie est mixte: le bain de pieds. Bof bof bof. Je ne me fais pas trop prier pour rebrousser chemin.

Nous quittons l'île dans le soleil couchant. Après avoir retraversé le Rainbow Bridge, je photographie les immeubles et les viaducs entremêlés, entre terreur et fascination. Normal que ce quartier de Tokyo ne soit pas repris dans les guides touristiques... C'est de l'oppression en béton. Les décors exacts qui inspirent les cauchemars cinématographiques de Shinya Tsukamoto.

Dscn6196Dscn6197 Dscn6198

Dscn6203 Epuisés nous faisons un dernier passage à Sunshine City: Toys 'R Us pour elle, Bic Camera pour moi. Deux déceptions: le premier n'a ni Blythes, ni jeux Nintendo en anglais; le second a des Nintendo DS, mais "japanese software only" et des appareils photos qui, bien que 30% moins chers qu'ici, terrorisent ma carte de crédit.

Le repas du soir se fait chez Benny's, transposition japonaise de la chaîne de restos américaine. Les portions sont réduites par rapport à la version occidentales, mais c'est quand même mon deuxième gros repas chaud de la journée. Il me laisse un goût de "juste de trop".

Monsieur Tout-le-Monde

Celle que j'aime

Le bidule du moment

  • Le plaisir du moment:
    C'est toujours plus agréable de commencer la journée avec 6 ans de moins d'âge Wii Fit.
  • L'injustice du moment:
    Thomas se fait sortir de la Nouvelle Star: c'est une catastrophe!
  • La pensée du moment:
    Mangez des fibres!

Googlez-moi

Les commentaires récents

Blog powered by TypePad
Membre depuis 07/2004

Derniers weblogs mis à jour